Le Président l'engageait à poursuivre avec lui la visite officielle à Pau, Bayrou a décliné. «On n'est pas amis», a-t-il sous-entendu.
Echange court mais tendu entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou mardi à l'aéroport de Pau, où le président du Mouvement démocrate (MoDem) faisait partie des invités à l'accueil protocolaire organisé pour le président.
Les deux ex-candidats à l'élection présidentielle se saluent, et le chef de l'Etat, confiant, lance à François Bayrou: «Naturellement, tu viens avec nous» pour le reste de la visite.L'invitation est déclinée par le député des Pyrénées-Atlantiques, au motif que «les parlementaires n'ont pas été invités». «Je suis venu à l'aéroport car je suis très attaché au respect des principes républicains.»Réplique du Président: «Les principes républicains c'est bien, mais il y a aussi l'amitié.» A quoi le «troisième homme» de la présidentielle répond: «J'ai pu vérifier que l'amitié prenait des formes diverses.» Bref mais cinglant.
mardi 22 janvier 2008
Il découpe les radars au chalumeau
Un artisan de 46 ans a été interpellé au cours de la nuit de samedi à dimanche par les gendarmes de Nantua dans l'Ain alors qu'il découpait au chalumeau un radar automatique le long de la RN75 à Tossiat, a-t-on appris lundi de source judiciaire à Bourg-en-Bresse.
Intrigués au cours d'une patrouille nocturne par une voiture stationnée, moteur en marche et tous feux allumés, le long de la RN75, les gendarmes se sont arrêtés. A peine ont-ils mis pied à terre qu'ils remarquaient des étincelles en provenance du radar automatique installé non loin de là. Sans bruit, ils se sont approchés et ont découvert l'artisan en train de découper soigneusement au chalumeau le pied de l'appareil.
Peu bavard lors de sa garde à vue, l'homme dont l'identité n'a pas été précisée a cependant expliqué qu'il s'était fait ''flasher'' à plusieurs reprises, et était excédé par des P.V. et les retraits de points sur son permis de conduire. Il a également avoué avoir découpé un autre appareil la même nuit.Placé en garde à vue, l'artisan devait être présenté lundi après-midi au parquet de Bourg-en-Bresse. Il encourt jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Intrigués au cours d'une patrouille nocturne par une voiture stationnée, moteur en marche et tous feux allumés, le long de la RN75, les gendarmes se sont arrêtés. A peine ont-ils mis pied à terre qu'ils remarquaient des étincelles en provenance du radar automatique installé non loin de là. Sans bruit, ils se sont approchés et ont découvert l'artisan en train de découper soigneusement au chalumeau le pied de l'appareil.
Peu bavard lors de sa garde à vue, l'homme dont l'identité n'a pas été précisée a cependant expliqué qu'il s'était fait ''flasher'' à plusieurs reprises, et était excédé par des P.V. et les retraits de points sur son permis de conduire. Il a également avoué avoir découpé un autre appareil la même nuit.Placé en garde à vue, l'artisan devait être présenté lundi après-midi au parquet de Bourg-en-Bresse. Il encourt jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.
Séisme en Belgique : Le prêtre qui a marié le futur roi des Belges condamné pour pédophilie

Le prévenu s'était fait connaître en dirigeant les choeurs lors de la célébration du mariage de Philippe et Mathilde
BRUXELLES Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné mardi l'abbé Robert Borremans, 54 ans, à 5 ans de prison, dont trois avec sursis, pour des viols et des attentats à la pudeur commis sur un jeune garçon, pendant 7 ans, entre 1994 et 2001. La victime était âgée de 11 ans au moment des premiers abus.Le prévenu s'était fait connaître du grand public en dirigeant les choeurs lors de la célébration du mariage du prince Philippe avec la princesse Mathilde, le 4 décembre 1999. A cette occasion, plusieurs personnes s'étaient émues de sa présence lors d'un événement aussi important, alors qu'il faisait déjà l'objet de poursuites judiciaires dans des dossiers de moeurs.Un premier dossier relatif à deux attentats à la pudeur sur des mineurs a abouti à un acquittement devant la cour d'appel de Bruxelles, voici quatre ans, les juges ne retenant qu'un outrage public aux moeurs. L'abbé Borremans a par ailleurs bénéficié d'une simple déclaration de culpabilité dans un dossier financier.Dans leur jugement prononcé mardi, les magistrats ont indiqué que "la peine tient compte de la gravité des faits et du trouble qu'ils ont suscité chez la victime, ainsi que chez ses proches, tous trahis dans la confiance qu'ils accordaient à leur ami et confident de longue date et dont il n'était pas permis de douter un seul instant de l'honorabilité et de la probité".Le tribunal de poursuivre: "Le prévenu, diplômé comme ingénieur, philosophe et théologien, nanti de responsabilités au sein de l'église catholique, conscient depuis l'âge de 30 ans de son attirance sexuelle envers les mineurs d'âge, mis en garde par l'équipe de SOS Enfants dès 1993, n'a aucunement tenu compte de ces signaux d'alarme et a préféré, égoïstement, assouvir ses pulsions".Les magistrats ont stigmatisé l'absence de remise en question chez l'abbé Borremans, de regret et de compassion "pour la partie civile livrée à ses angoisses existentielles".Le sursis probatoire octroyé au prévenu est conditionné par des consultations obligatoires auprès du CAB, le Centre d'appui bruxellois, chargé de l'évaluation et de l'orientation des abuseurs sexuels, et le suivi du traitement préconisé auprès du psychothérapeute, et ce, aussi longtemps que celui-ci l'estimera nécessaire. L'abbé Borremans devra aussi "éviter tout contact avec des mineurs d'âge, tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle". Le prêtre devra encore verser 11.700 euros à la victime et à ses parents
lundi 21 janvier 2008
Un ressortissant Français arrêté et écroué à Bruxelles
BRUXELLES. Une ressortissant Français a été arrêté et interrogé dans le cadre d’une enquête sur une mort suspecte à Liège. Après avoir été déféré au parquet, celui-ci s’est vu signifié par le juge d’instruction sa mise en examen pour homicide et tentative de captation d’héritage. L’homme est écroué à la prison de Forest.
Tout débute le 31 décembre dernier dans la cité Ardente. Un Liègeois de 44 ans, Benoît M. est retrouvé à 23H inanimé par des voisins à son domicile du quartier Sainte Marguerite. Selon les voisins, l’homme respirait encore lorsqu’il a été découvert. Les secours sont arrivés rapidement mais celui-ci est décédé lors de son transport à l’hôpital. Le parquet de Liège a immédiatement ouvert une enquête et une autopsie a été demandée afin de connaître les causes de la mort. Selon le juge d’instruction Liègeois, la mort suspecte seraient du à une absorption concomitante d’alcool et de médicaments (dont des barbituriques). Des éléments troublants sont apparus dans un premier temps aux enquêteurs. L’homme présentait des traces de griffure mais aussi de strangulations, laissant penser qu’il s’était peut être débattu. C’est alors que débute une enquête qui allait connaître un rebondissement spectaculaire.
Une somme importante a été retirée dans un distributeur de billets le 1er Janvier 2OO8 à Bruxelles; Plusieurs achats ont été effectués le 30 décembre avec la carte de crédit de la victime dont un téléphone portable dans un magasin de la rue Neuve à Bruxelles. L’appareil téléphonique est localisé grâce à son numéro IMEI (fiche d’identité du téléphone) et tous les appels sortants de ce téléphone sont analysés. Plusieurs appels sont effectués dans la région de Charleroi, d’autres à Bruxelles. Un numéro retient particulièrement l’attention des enquêteurs : le Docteur François D., un vétérinaire Bruxellois. L’appel est émis le 31 décembre à 16h chez ce vétérinaire qui consultait ce même jour.
Le 1er janvier, une perquisition est effectuée au cabinet du vétérinaire. Celui-ci est prié par les enquêteurs de présenter son registre d’inscription des stupéfiants (inscription obligatoire dans cette profession). Il semble y avoir discordance entre le stock du médecin et le registre. Deux boites de barbituriques sont manquantes. Le vétérinaire est placé immédiatement en garde à vue et les lieux sont inspectés. L’agenda du vétérinaire est scrupuleusement étudié, et sur l’ordinateur de celui-ci , une seule visite est signalée après 16h ce 31 décembre : un certain Philippe L. de Bruxelles , qui se présenté a 17h chez le vétérinaire. Une perquisition est dans la foulée réalisée chez ce client, un ressortissant Français de 46 ans. Une des deux boites de barbituriques est retrouvée à son domicile. Philippe L. ainsi que son amant Mustafa S., 33 ans sont également placés en garde à vue. Les policiers disposent dès lors de 48 heures pour faire éclater la vérité.
Philippe L. avoue avoir subtilisé les barbituriques au vétérinaire lors de sa visite mais nie toute implication dans l’assassinat de Liège. Cependant un élément est accablant pour lui. Des appels sortants sont émis à partir du quartier Sainte Marguerite à Liège entre 19h et 23h le 31 décembre. Le téléphone ne sera jamais retrouvé. Face à ces éléments, l’accusé avoue les faits. Mustafa S. ainsi que le vétérinaire sont mis hors de cause et libérés après interrogatoire.
Reste aux enquêteurs trouver le mobile de cet assassinat : crime passionnel ou crime prémédité ?
La victime Benoît M., riche entrepreneur Liégeois s’adonnant aux pratiques homosexuelles avait depuis de nombreuses années des problèmes de santé liés à l’alcool. Celui-ci n’avait plus aucun contact avec sa famille et ne semblait pas avoir d’amis sur Liège. Après enquête de voisinage, il s’avère que Philippe L. était totalement inconnu dans le quartier. Seul un voisin signale une camionnette bleue régulièrement garée dans le jardin pendant les week-ends.
Mais rapidement les enquêteurs vont comprendre dans quel plan machiavélique la victime était impliquée malgré elle. Après épluchage des comptes bancaires de Benoît M., il s’avère que dans les 5 dernières années, pas moins de 20 assurances vies avaient été souscrites au nom de Philippe L. De même que trois immeubles à Liège avaient été achetés par Benoît M. en nue propriété au nom des deux hommes, la victime étant usufruitière. Logiquement, au décès de l’un des deux, tout devait revenir au second, tout en évitant par ce montage des droits de successions importants. Les parents ainsi que la famille de Benoît M. se disent consternés par cette découverte et comptent poursuive l’auteur des faits pour tentative de captation d’héritage. Philippe L. devrait être jugé devant la cour d’assise de Liège début 2009. Il encourt la réclusion à perpétuité.
Tout débute le 31 décembre dernier dans la cité Ardente. Un Liègeois de 44 ans, Benoît M. est retrouvé à 23H inanimé par des voisins à son domicile du quartier Sainte Marguerite. Selon les voisins, l’homme respirait encore lorsqu’il a été découvert. Les secours sont arrivés rapidement mais celui-ci est décédé lors de son transport à l’hôpital. Le parquet de Liège a immédiatement ouvert une enquête et une autopsie a été demandée afin de connaître les causes de la mort. Selon le juge d’instruction Liègeois, la mort suspecte seraient du à une absorption concomitante d’alcool et de médicaments (dont des barbituriques). Des éléments troublants sont apparus dans un premier temps aux enquêteurs. L’homme présentait des traces de griffure mais aussi de strangulations, laissant penser qu’il s’était peut être débattu. C’est alors que débute une enquête qui allait connaître un rebondissement spectaculaire.
Une somme importante a été retirée dans un distributeur de billets le 1er Janvier 2OO8 à Bruxelles; Plusieurs achats ont été effectués le 30 décembre avec la carte de crédit de la victime dont un téléphone portable dans un magasin de la rue Neuve à Bruxelles. L’appareil téléphonique est localisé grâce à son numéro IMEI (fiche d’identité du téléphone) et tous les appels sortants de ce téléphone sont analysés. Plusieurs appels sont effectués dans la région de Charleroi, d’autres à Bruxelles. Un numéro retient particulièrement l’attention des enquêteurs : le Docteur François D., un vétérinaire Bruxellois. L’appel est émis le 31 décembre à 16h chez ce vétérinaire qui consultait ce même jour.
Le 1er janvier, une perquisition est effectuée au cabinet du vétérinaire. Celui-ci est prié par les enquêteurs de présenter son registre d’inscription des stupéfiants (inscription obligatoire dans cette profession). Il semble y avoir discordance entre le stock du médecin et le registre. Deux boites de barbituriques sont manquantes. Le vétérinaire est placé immédiatement en garde à vue et les lieux sont inspectés. L’agenda du vétérinaire est scrupuleusement étudié, et sur l’ordinateur de celui-ci , une seule visite est signalée après 16h ce 31 décembre : un certain Philippe L. de Bruxelles , qui se présenté a 17h chez le vétérinaire. Une perquisition est dans la foulée réalisée chez ce client, un ressortissant Français de 46 ans. Une des deux boites de barbituriques est retrouvée à son domicile. Philippe L. ainsi que son amant Mustafa S., 33 ans sont également placés en garde à vue. Les policiers disposent dès lors de 48 heures pour faire éclater la vérité.
Philippe L. avoue avoir subtilisé les barbituriques au vétérinaire lors de sa visite mais nie toute implication dans l’assassinat de Liège. Cependant un élément est accablant pour lui. Des appels sortants sont émis à partir du quartier Sainte Marguerite à Liège entre 19h et 23h le 31 décembre. Le téléphone ne sera jamais retrouvé. Face à ces éléments, l’accusé avoue les faits. Mustafa S. ainsi que le vétérinaire sont mis hors de cause et libérés après interrogatoire.
Reste aux enquêteurs trouver le mobile de cet assassinat : crime passionnel ou crime prémédité ?
La victime Benoît M., riche entrepreneur Liégeois s’adonnant aux pratiques homosexuelles avait depuis de nombreuses années des problèmes de santé liés à l’alcool. Celui-ci n’avait plus aucun contact avec sa famille et ne semblait pas avoir d’amis sur Liège. Après enquête de voisinage, il s’avère que Philippe L. était totalement inconnu dans le quartier. Seul un voisin signale une camionnette bleue régulièrement garée dans le jardin pendant les week-ends.
Mais rapidement les enquêteurs vont comprendre dans quel plan machiavélique la victime était impliquée malgré elle. Après épluchage des comptes bancaires de Benoît M., il s’avère que dans les 5 dernières années, pas moins de 20 assurances vies avaient été souscrites au nom de Philippe L. De même que trois immeubles à Liège avaient été achetés par Benoît M. en nue propriété au nom des deux hommes, la victime étant usufruitière. Logiquement, au décès de l’un des deux, tout devait revenir au second, tout en évitant par ce montage des droits de successions importants. Les parents ainsi que la famille de Benoît M. se disent consternés par cette découverte et comptent poursuive l’auteur des faits pour tentative de captation d’héritage. Philippe L. devrait être jugé devant la cour d’assise de Liège début 2009. Il encourt la réclusion à perpétuité.
vendredi 18 janvier 2008
Un ancien coiffeur envoie une phalange à Rachida Dati
Un Malouin de 57 ans, en proie à des difficultés juridiques, s’est coupé un doigt et l’a envoyé à la ministre de la Justice. En 2002, ses deux salons de coiffure, situés à Saint-Malo et à Créhen (Côtes-d’Armor), avaient été mis en liquidation judiciaire.
“Ils m’y ont poussé”
Il y a huit ans, la vie de Lionel Brothier n’était pas la même. Marié, il dirigeait deux salons de coiffure, partait souvent en vacances, avait une belle voiture et surtout il gagnait bien sa vie. Mais les temps ont changé : l’ancien coiffeur a aujourd’hui 57 ans, il est divorcé, vit avec le RMI dans un appartement HLM. La transition a été douloureuse et Lionel Brothier garde un sentiment amer envers la justice qui lui a « tout volé ».
Prendre le large
« Cela fait presque dix ans que je mène un véritable combat juridique », raconte-t-il. En 2000, il a décidé de vendre ses deux salons, pour prendre le large avec sa petite famille. « Tout est parti sur une histoire de notaires, poursuit-il.
C’est à cause d’un notaire que j’ai tout perdu. Je l’ai assigné en justice et j’ai été débouté en 2002. » Et d’ajouter : « J’ai perdu ce procès parce que j’ai fait une grève de la faim. On m’avait dit que je ne gagnerais pas si je faisais parler de moi », explique-t-il. Depuis, il a tenté de faire appel auprès de la cour d’appel de Rennes, a assigné en justice les magistrats « fautifs » de son malheur et écrit des lettres à la Chancellerie… En vain.
Petit doigt
Le 4 janvier dernier, il a décidé de passer à l’acte pour se faire entendre. Il s’est sectionné la première phalange du petit doigt de la main gauche et l’a envoyée à Rachida Dati. « Ils m’ont poussé à le faire », se justifie-t-il. De son côté, le porte-parole de la ministre, Guillaume Didier, nous a déclaré hier que « Rachida Dati avait demandé des informations sur la situation personnelle de Lionel Brothier » et nous a certifié que le ministère avait répondu à toutes les lettres de l’ancien coiffeur.
Ce n’est pas la première fois que ce genre d’affaires se produit en France. Dans les années 1980, Roland Agret s’était coupé deux phalanges et les avait envoyées au garde des Sceaux, pour obtenir son procès en révision. Après six ans de prison, il avait été libéré par grâce présidentielle.
“Ils m’y ont poussé”
Il y a huit ans, la vie de Lionel Brothier n’était pas la même. Marié, il dirigeait deux salons de coiffure, partait souvent en vacances, avait une belle voiture et surtout il gagnait bien sa vie. Mais les temps ont changé : l’ancien coiffeur a aujourd’hui 57 ans, il est divorcé, vit avec le RMI dans un appartement HLM. La transition a été douloureuse et Lionel Brothier garde un sentiment amer envers la justice qui lui a « tout volé ».
Prendre le large
« Cela fait presque dix ans que je mène un véritable combat juridique », raconte-t-il. En 2000, il a décidé de vendre ses deux salons, pour prendre le large avec sa petite famille. « Tout est parti sur une histoire de notaires, poursuit-il.
C’est à cause d’un notaire que j’ai tout perdu. Je l’ai assigné en justice et j’ai été débouté en 2002. » Et d’ajouter : « J’ai perdu ce procès parce que j’ai fait une grève de la faim. On m’avait dit que je ne gagnerais pas si je faisais parler de moi », explique-t-il. Depuis, il a tenté de faire appel auprès de la cour d’appel de Rennes, a assigné en justice les magistrats « fautifs » de son malheur et écrit des lettres à la Chancellerie… En vain.
Petit doigt
Le 4 janvier dernier, il a décidé de passer à l’acte pour se faire entendre. Il s’est sectionné la première phalange du petit doigt de la main gauche et l’a envoyée à Rachida Dati. « Ils m’ont poussé à le faire », se justifie-t-il. De son côté, le porte-parole de la ministre, Guillaume Didier, nous a déclaré hier que « Rachida Dati avait demandé des informations sur la situation personnelle de Lionel Brothier » et nous a certifié que le ministère avait répondu à toutes les lettres de l’ancien coiffeur.
Ce n’est pas la première fois que ce genre d’affaires se produit en France. Dans les années 1980, Roland Agret s’était coupé deux phalanges et les avait envoyées au garde des Sceaux, pour obtenir son procès en révision. Après six ans de prison, il avait été libéré par grâce présidentielle.
Enqûete - Louis Sarkozy harcelé téléphoniquement

Deux hommes originaires de Seine-Saint-Denis âgés de 21 et 22 ans ont été interpellés en milieu de semaine dernière pour avoir proféré des menaces à l’encontre du plus jeune fils de Nicolas Sarkozy, Louis. Une info confirmée hier matin par la ministre de l’Intérieur.
Au cours de l’été, le salarié d’Orange s’était vanté auprès de l’un de ses amis d’avoir accès à la liste des numéros des abonnés VIP de l’opérateur téléphonique, dont celui de Cécilia Sarkozy. L’ami, sapeur-pompier, décide alors de composer le numéro et tombe sur Louis, le jeune fils du président de la République et de Cécilia. Il rappellera plusieurs fois l’enfant mais se fera plus menaçant le 5 janvier où il profèrera des menaces de mort envers le garçonnet. « Maintenant, tu vas mourir ! », lui aurait ainsi dit le sapeur-pompier.
Branle-bas de combat
Louis Sarkozy en parle alors à sa mère, qui lui demande d’envoyer un texto à son père. « Dès que Nicolas Sarkozy reçoit le SMS, c’est le branle-bas de combat : le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, saisit immédiatement la crim’, la brigade criminelle », écrit lepoint. fr.
La semaine dernière, l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia, a été entendue par la brigade criminelle de la PJ parisienne en charge de l’enquête ainsi que l’une de ses filles, Jeanne-Marie. Les policiers ont rapidement identifié l’employé indélicat d’Orange et son complice, âgés respectivement de 21 et 22 ans. Interpellés, ils ont été placés en garde à vue dans la foulée. Déférés devant le parquet de Bobigny en fin de semaine, ils comparaîtront en février devant le TGI de Bobigny. Ce n’est pas la première fois que l’entourage de Nicolas Sarkozy reçoit des menaces. L’épouse de l’un de ses frères en a également été la victime.
Big Bisou d'adieu, Rosalie pleure

Le roi des Big bisous n'avait que 64 ans
PARIS Il va falloir se serrer un peu au paradis des humoristes. Poids lourd des blagues belges pas nécessairement légères, des chansons pleines de bonne humeur ou des histoires drôles, Carlos est décédé hier à 9 h 45 à Paris des suites d'un cancer. Il avait 64 ans.
Né Jean-Chrysostome Dolto le 20 février 1943, Carlos a connu un parcours atypique. Très tôt, il casse son image de fils de... (Françoise Dolto a complètement révolutionné la vision de l'enfance et de l'éducation en France) pour s'imposer comme un joyeux fêtard féru de musique. Notamment de jazz latino. Ce qui lui vaudra son surnom, à 15 ans, en référence à son idole, Carlos Patato Valdes. Ami de Michel et Jean Drucker, ainsi que de Johnny Hallyday, qu'il croise à 16 ans dans un cabaret parisien, Carlos se fait surtout remarquer par ses talents de danseur dans les clubs. Ce qui ne l'empêche pas de décrocher son diplôme de kiné à 18 ans.
Entre les tables de massage et les virées nocturnes, son coeur ne balance cependant pas. Et lorsque Sylvie Vartan lui propose de devenir son secrétaire artistique en 1962, il accepte sans hésiter. Tout naturellement, quelques années plus tard, elle lui demande de faire la voix masculine sur 2 minutes 35 de bonheur . Le résultat plaît : désormais, en tournée, il accompagne aussi Sylvie Vartan sur scène. Et en 1969, elle le pousse à enregistrer son premier 45 tours : La vie est belle . Qui laisse moins de trace dans les oreilles que le suivant : Y'a des Indiens partout , très vite disque d'or.
Carlos a trouvé sa voie : chanteur populaire. Séñor Météo, Big Bisous (composé par son ami Joe Dassin), La bamboula, J'fais rien qu'à faire des bêtises (avec Alice Donna), Le bougalou du loup-garou, Papayou ou l'indémodable Tout nu et tout bronzé deviennent ses marques de fabrique de joyeux fêtard.
Musicalement, le succès s'estompe dans les années 80. Mais sa réputation de noceur, elle, reste intacte. Celle d'humoriste aussi, grâce principalement aux Grosses Têtes de Philippe Bouvard. Carlos peut y étaler sa culture et, surtout, son sens de l'humour populaire.
Parallèlement, il lance sa propre ligne de vêtements, large et fleurie, rédige des compilations d'histoires drôles, participe à des émissions ou séries télé (Le J.A.P.), devient le héros d'un dessin animé (Les aventures de Carlos), tourne une pub célébrissime pour Oasis ("Mais qu'est-ce que tu bois doudou dis donc ?" ), s'adonne à sa passion pour la pêche au gros. Sans oublier, bien évidemment, de toujours faire la fête. Mais elle est désormais finie pour lui.
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